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SOS Villages d’Enfants Niger : sur la voie de la maturité

Situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Niger est un pays Sahélien où vivent 11 665 937 habitants (juillet 2005 est.) sur une superficie de 1 267 000 km2, dont près de deux tiers sont occupées par le désert. Le climat est chaud et sec, avec des pluies parfois inexistantes. Ces rudes conditions climatiques accentuent le phénomène de pauvreté dont les enfants en sont les premières victimes. Depuis plus d’une décennie, SOS Villages d’Enfants s’attelle à redonner une famille, un toit et une éducation à des centaines d’orphelins et enfants abandonnés qui avaient perdu tout espoir, et dont le sort était scellé d’avance. 

C’est en 1982 que les premiers contacts sont établis entre le Ministère des Affaires Sociales et SOS-Kindrdorf International, pour la construction d’un Village d’Enfants SOS au Niger. L’accord de coopération avec le gouvernement est signé en 1989, et Niamey la capitale est choisie pour abriter le premier Village d’Enfants SOS qui ouvre ses portes le 1er avril 1993. L’inauguration officielle intervient le 05 décembre 1995. 

Entre 1993 et 2006, le Village d’Enfants SOS de Niamey connaît plusieurs réalisations telles que l’extension de deux maisons familiales d’une capacité de 20 places, les constructions d’un foyer de jeunes filles d’une capacité de 14 places, une salle de classe au jardin d’enfants, une salle polyvalente et deux salles de repos à l’école primaire. Depuis mars 2005, l’organisation assure la prise en charge d’orphelins et enfants vulnérables, à travers le programme de renforcement de la famille. Plus de 200 enfants sont supportés dans 25 familles vulnérables à travers le paiement des frais scolaires, ainsi que l’approvisionnement en nourriture et en médicaments. Pour ce qui est du VIH/SIDA, l’organisation contribue efficacement à la lutte contre cette pandémie, par une facilitation d’accès gratuits aux Anti-Rétro Viraux aux malades, et la mise sur pieds d’activités génératrices de revenus pour permettre aux familles de mieux s’occuper d’elles et de leurs enfants. Les activités de lutte contre le SIDA sont souvent appuyées par les jeunes SOS du « Club anti-SIDA » qui se basent essentiellement sur la sensibilisation au village et dans les quartiers environnants.  
Selon le rapport annuel 2005 du PNUD, le taux de prévalence du SIDA au Niger est de 1,2%, et constitue l’un des plus élevés de la sous région. Ajouté à cela, le pays présente un profil qui pourrait favoriser une explosion de la pandémie dont la pauvreté de plus en plus croissante, le déni de l’infection avec rejet des méthodes de prévention, la stigmatisation et la discrimination des personnes malades.  

En juillet 2005, suite à la famine qui sévissait dans le pays, SOS Village d’Enfants a mis sur pieds un programme d’aide d’urgence à Tahoua, l’une des régions les plus touchées par la crise. Pendant trois mois, près de 120 tonnes de nourriture ont été distribuées à environ 8000 enfants et familles vulnérables, ainsi que des médicaments contre le paludisme et les infections des voies respiratoires. Actuellement, un Village d’enfants SOS est en construction dans la région. La première pierre a été posée le 22 juin 2006, en présence de nombreuses autorités gouvernementales et locales. Le Village d’Enfants SOS de Tahoua qui sera le deuxième au Niger comprendra 12 maisons familiales, ce qui permettra d’offrir un nouveau foyer à environ 120 enfants. Il y aura également un jardin d’enfants SOS, une école primaire SOS Hermann Gmeiner et un centre médico-social SOS. Le nouveau village pourrait être opérationnel en début 2008, juste à la fin des travaux   

En bref :
SOS Village d’Enfants Niger soutient plus de 700 enfants et jeunes à travers les structures suivantes :
-    12 maisons familiales où vivent 120 enfants
-    Un jardin d’enfants d’une capacité d’accueil de 125 enfants, et qui reçoit tant les enfants SOS que ceux des environs.
-    Une école primaire de 12 classes pour une capacité d’accueil de 432 élèves. Comme le jardin d’enfants, l’école primaire accueille aussi bien les enfants SOS que ceux des environs.
-    Trois foyers de jeunes qui abritent 40 jeunes SOS.

Depuis janvier 2006, le village a ouvert un cybercafé qui permet à la population d’accéder facilement au réseau internet. Grâce aux 12 machines disponibles, les élèves de l’école primaire bénéficient d’une formation en informatique.